Professeur en freelance et maman d'une ado, je suis passionnée par la transmission et guidée par le sens.
Titulaire d'un double cursus, j'aurais pu privilégier ma carrière, mais j'ai préféré me laisser guider par des choix personnels. Professionnellement, j'ai préféré me consacrer à ce que j'aime le plus : accompagner les élèves individuellement ou en petits groupes, leur redonner confiance, ce que j'avais l'impression de faire trop incomplètement dans l'EN.
Un peu "électron libre", j'aime la polyvalence de mon activité actuelle, qui, pour moi, n'est pas incompatible avec l'excellence.
Etant moi-même dyspraxique, TDA-SH, HPI, diagnostiquée sur le tard, j'ai réussi à apprivoiser quasiment seule mes handicaps et j'ai à cœur de transmettre (en les adaptant) les méthodes qui m'ont permis de les dépasser.
J'essaie aussi de transmettre à mes élèves comme à ma fille qu'il ne faut jamais se laisser enfermer dans des cases.
A 21 ans, lorsque j'ai changé de voie, il m'a été dit qu'une littéraire ne pouvait qu'échouer en scientifique et j'ai fini par intégrer l'ENS de Lyon sur concours où je suis sortie major de mon Master.
A 26 ans, en parfaite outsider, j'ai rattrapé 3-4 ans de biologie en 8 à 9 mois (j'étais en cursus géologie) et j'ai décroché mon agrégation du premier coup.
A 30 ans, j'ai gravi le Kilimandjaro malgré un handicap.
A 41 ans, j'ai pris le risque de quitter mon poste de l'EN pour me lancer en freelance et, juste après, remettre ma fille sur des rails scolairement via un an d'IEF.
A 46 ans, j'ai dû tourner douloureusement une page de 18 ans de vie pour débuter une nouvelle page.
Ces épreuves, ces voies toutes tracées que j'ai refusées pour me consacrer à ce qui avait du sens pour moi, c'est tout cela que je porte et qui nourrit qui je suis dans mon interaction avec les autres. J'essaie de toujours regarder les gens dans leur profondeur et leur humanité, avec leurs forces et leurs fragilités.